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 Un petit passage du livre que je lis actuellement: "Le grand voyage de la vie. Un père raconte à son fils" (Tiziano TERZANI). Après avoir vu l'adaptation cinématographique qui m'a beaucoup touché, j'ai enfin pu me plonger dans le texte original que j'apprécie beaucoup. Dialogue riche de sagesse, de philosophie, de politique entre un ancien grand reporter sur le point de mourir et son fils qui l'assiste dans sa dernière préparation de grand voyage.

Je vous en livre un petit extrait. Pas aussi poétique que certains passages du livre qui tendent au sublime, l'extrait suivant me touche particulièrement par le fond, son sens (retour sur les différents régimes politiques rencontrés en Asie)...

"[...] Mais les sociétés, les civilisations s'évaluent également en fonction de l'homme qui les produit.

J'ai toujours été intéressé par l'aspect humain. On ne le répétera jamais assez: toutes ces expériences, toutes ces sociétés modernes ne peuvent être jugées uniquement en fonction de l'efficacité de leur structure économique. Elles s'évaluent surtout en fonction du type d'hommes qui produisent ces objets, et du type de vie qu'ils sont obligés de mener. C'est à partir de ce constat que j'ai fini par écrire des choses un peu ridicules sur les élections. Inutile qu'on me demande: "Pour qui votes-tu? Pour le parti du Steak, pour le parti du Dragon, ou encore pour le parti de la Liberté?" Qu'est-ce que ça peut me faire? Qu'est-ce que cela veut dire? Si je vote pour un tel, que devrai-je faire tous les matins: m'incliner devant une statue? Quel sera l'éventail de mon choix: deux dentifrices ou quarante? Travaillerai-je huit ou dix heures par jour? Quelle est la marge de ma liberté individuelle? C'est cela qui compte.

La vie, la vie, c'est cela qui compte! [...]"

 

 

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