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Posé devant ma feuille, je me prends pour un artiste

La feuille vierge devant mon œil est préservée de mon art triste

L'angoisse de la page blanche précède le délire intimiste

Avant que je me lance, elle précède au brouillage des pistes



Et soudain, trotte dans ma tête,une chanson parasite

J'voudrais du spleen et du pathos mais c'est du bonheur qui l'habite

Faut qu'j'fasse le vide, que je m'isole, que je créé ma propre île

Pour échapper à la tentation de l'exotisme qui m'obnubile



Se tenir à carreaux pour piquer les gens en plein cœur

Arracher tous ces trèfles, de la mélancolie, pas du bonheur

Mais rien à faire, revient sans cesse comme un ostinato

Cet hymne à l'allégresse  « Somewhere over the rainbow »



Je plane, je rêve. Dans les nuages, j'vois un bateau sur des vagues

Je suis sur l'autre rive, c'est mon esprit qui divague

Pourquoi ce navire, dans mon texte, a-t-il jeté l'ancre ?

Je ne suis plus le capitaine, le maître à bord de mon stylo d'encre



Alors, je fais une pause à la fenêtre, je cherche l'inspiration

Dans la buée, des personnages je fais naître à chaque expiration

Ma pensée toujours embrumée, le délai du texte expire

Pour trouver l'inspiration,j'pense à me réfugier dans Shakespeare



Et l'oiseau-lyre passe dans le ciel. Je le vois, je l'entends, je l'appelle

Il m'a laissé une plume, certes frêle, pour que s'envole mon texte qui battait de l'aile



N'est pas Rimbaud, le moindre auteur qui se livre,

Eduqué à Rambo, à moindre hauteur est l'écrit qu'il délivre

Et même si c'est louable de soigner le mal par les mots pour mieux vivre

Dans le port de mon âme, les marins déchantent, il est loin le bateau ivre.



 

JPRL

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